Compte-rendu de réunion

Saluons l’initiative d’Elisabeth DEMOLOMBE et d’Hervé CORNIC, conviant à la Médiathèque municipale les participants à l’opération Mauguio du village à la ville, à présenter leurs premières oeuvres.

On a pu ainsi assister à l’enregistrement d’une réunion contradictoire entre André CASADIO, Arlette ORLANDINI, et Monique TISSE retraçant les activités carnavalesques à l’époque de leur jeunesse. Outre le fait qu’ils n’avaient manifestement pas le même regard on les vit près de s’étriper. Heureusement, leur grande sagesse remit de l’ordre. On se demande quand même si soixante ans plus tôt cet échange se serait terminé aussi civilement.

Découverte collective des articles du siteCasadio, en même temps qu’il se regardait, lisait à haute voix sur ses lèvres le commentaire qu’il faisait à l’écran, ce qui donnait un effet stéréo assez réussi. soutien sonore que son voisin, Georges Guiraud, de son oreille valide, semblait apprécier.

Une tentative de formation d’un choeur mixte échouait à plusieurs reprises. Il ne manquait que la musique, mais personne ne la connaissant, il fut décidé de faire, pour la prochaine réunion, appel à un spécialiste, évidemment baillarguois, pays d’origine de la cantate VOULEN DE BIOU.

Le concert de remplacement, et on n’y perdit point au change, nous fut offert par Jacques BÉCHARD au pupitre, accompagné de bergeronnettes, de rouge-gorges de mésanges, pinsons et autres volatiles s’égosillant à qui mieux mieux autour de l’Etang de l’Or. On a même vu des taureaux, bouvine oblige, mais, prudemment, sans le son. Après la faune, la flore, représentée par quelques solides pins, oliviers et platanes multicentenaires qui en auraient beaucoup à raconter, nous rappelant que notre commune n’est pas née de la dernière pluie.

George Guiraud à l'écranGeorges Guiraud nous conta le construction de la Motte, comme s’il y avait personnellement assisté, – pourquoi pas, allez savoir – laissant planer l’impression qu’il était du dernier mieux avec feu le Comte de Toulouse. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’il eût dissimulé sous sa maison un coffre rempli de besant ou autres sols frappés Rue de la Monnaie, au profit du Comte. Et, de ce point de vue, la justification de l’importante différence de niveau entre la rue et les habitations riveraines, comme la sienne par exemple, nous parut cousue de fil blanc.

Un jeune espoir du stand-up local, encore en rodage, et nommé Frédéric vint nous présenter à plusieurs reprise des extraits de son spectacle, quelque peu obscurs mais très applaudis. Sa prestation gagnerait peut-être à être un peu plus condensée; mais il s’agit là d’une opinion toute personnelle. Tous nos voeux l’accompagnent.

On a pu s’indigner ensuite, à l’occasion d’ un reportage montrant des forçats attelés à casser des cailloux pour repaver nos rues, sous les encouragements d’une commentatrice enthousiaste et manifestement peu au fait de leur condition misérable. Heureusement de nos jours on ne risquerait plus de voir cela.

On a vu ensuite une étude fort bien documentée, retraçant l’évolution du commerce dans notre cité. On s’aperçut alors de la progression de l’influence féminine au décompte des salons de coiffure, dont le nombre fut en peu d’années multiplié par dix. A ce signe on découvre que notre cité n’était pas à la traîne de l’évolution. Et ce sont les barbiers qui en ont fait les frais.

Pour délier les langues, il y avait un buffet, très achalandé, de bonne tenue, sans cohue, ce qui est exceptionnel par ces temps de disette, mais rien d’étonnant étant donnée l’extrême civilité de l’assistance. Il est possible que quelques uns aient pris leurs précautions avant de venir.

L’absorption de quelques gobelets de petits vins de pays vint relancer à plusieurs reprises les tentatives d’entonner VOULEN DE BIOU. On sentait de plus en plus l’atmosphère des fins de banquets, que semblaient retrouver avec une certaine excitation quelques voix sopranos de plus en plus enrouées. Il fut question, en l’absence de musique, de choisir la déclamation pure et simple. Par bonheur le plus lucide du groupe fit dévier l’intérêt vers d’autres sujets.

 

 

Il y eut beaucoup d’autres œuvres présentées, mais la richesse des sujets, l’attrait des conversations étaient tels qu’il était difficile de commenter et de découvrir les exposés en même temps. J’avoue en piètre commentateur que je n’ai pas tout suivi. Que leurs auteurs me le pardonnent.

On s’est quittés dans l’enthousiasme et avec la perspective de se retrouver très bientôt pour de nouvelles aventures.

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